» Vie de l’association FJN » Colloque de Paris Juifs et Noirs 23 novembre 2008
 
jeudi 9 septembre 2010
 
Vie de l’association FJN

 

Colloque de Paris Juifs et Noirs 23 novembre 2008
Par Guershon Nduwa

 

Intervention du 23 novembre 2008

Le peuple juif, déchiré par les dispersions, doit retrouver son unité. C’est cette passion de ressouder l’unité du peuple juif qui anime tous les membres de notre association. Par ce qu’on appelle : ahavat hinnam, l’amour gratuit. Aimer. Faire sentir qu’on aime. Et faire sentir que l’on est aimé. L’identité juive requiert certainement le partage d’un cadre de valeurs et d’objectifs. Mais cet engagement normatif n’a pas besoin d’embrasser ce que d’aucuns appellent « la bipolarité ». En effet, dès lors que l’on se doit de réfléchir à la situation des juifs noirs, la circonscription d’une spatialité et d’une temporalité pertinentes, circonscription pourtant nécessaire à la tenue d’une enquête, ne va nullement de soi puisque la situation actuelle (des juifs noirs en France) est au prise avec des interdépendances historiques et internationales de larges ampleurs. Peut-être plus que tout autre groupe, ou toute autre communauté, celui-ci appelle immédiatement la question de l’Afrique et de sa place dans une « espace communautaire » régis par deux courants « sepharade et ashkénaze » La reconfiguration de l’espace identitaire juif en France implique la remise en question d’un certain nombre de certitudes. Le vivre ensemble ne s’acquiert que par une reflexion s’interroge sur ce que beaucoup on admis par routine ou par peur.

Notre but aujourd’hui n’est pas d’établir un requisitoire mais de montrer et d’expliquer une réalité des juifs noirs en France, aux USA, en Israël...

De differents courants qui traversent et parfois sécoue le judaisme en ce moment, quelle est la place des juifs noirs ? Nous demande-t-on. Poser la question de cette manière serait certainement mal la poser. Il ne s’agit pas avant tout pour les juifs noirs de revendiquer une place dans une communauté vivant sans eux, loin d’eux, loin de leur réalité quotidienne. Les critères biologiques n’ont jamais été un instrument pour définir le peuple juif qui se présente comme un métissage. Les traits de ses membres trahissent différents origines, et tous sont aussi juifs les uns les autres. On pourrait penser à une boutade quant nous disons que les juifs noirs ne sont pas un problème pour la communauté juive, mais une solution à tous les problème des juifs. Etre la solution aux problèmes, c’est être la cible de tous les problèmes. Littéralement, c’est porter le poids de tous les problèmes juifs. La réalité juive à laquelle nous nous référons, celle de la France, ne peut être appréhendé dans sa globalité sans le secours des autres pays.

Il serait erronné de penser que la connaissance du judaisme va de soi : c’est un immense programme qui embrasse des questions aussi difficiles telle que la fameuse malédiction de Ham. Eli Munk et Rachi pour ne citer que ceux-là, situent Ham en Afrique. Mais la thora ne le dit nulle part. Le cadre chronologique du judaisme revèle l’unitié profonde d’une expérience identitaire commune pour le peuple juif. Il ne s’agit pas d’une expérience institutionnalisé par la division des conçepts : sépharade d’un côté et ashkénase de l’autre. Il s’agit plutôt de la dynamique d’unité qui plongent ses racines dans la thora. Les spécificités régionales ne sont mises en cause que quant elles deviennent objet de l’exclusion de l’autre. Le juif n’est jamais un, il est solidairement soudé à la totalité du peuple. Il faut que les juifs noirs de ce pays deviennent visibles et je dirais naturellement visibles, c’est à dire que l’on n’en fasse plus une exception, quelque chose d’étrange.

Savez-vous qu’il existe encore aujourd’hui des sidourim (livre de prière) que l’on doit reciter en voyant un noir. Ces sidourim sont en vente dans de nombreuses librairies de Paris et dans certaines synagogues. A ce titre, l’idée d’un lieu de rassemblement qui dépasse la bipolarité dominante s’impose. Lieu où tout juif voir tout être humain est le bienvenu pour prier hakadosh baroukh Hou. En tant que juifs, nous sommes fiers de l’Etat d’israel, cette fierté s’étend à tous ceux qui, de part la galout, y tournent leurs yeux. Cet etat nous confère une specificité. S’il n’existait pas, nous ne survivions pas. Les Générations passées en ont fait une experience douloureuse.

Guershon Nduwa

0667699267

contact.fjn@gmail.com

 
 
Publié le dimanche 30 novembre 2008
Mis à jour le lundi 1er décembre 2008

 
 
 
Les autres articles de cette rubrique :
 
Publié le mardi 2 décembre 2008 par Administrateur
 
Publié le dimanche 30 novembre 2008 par Administrateur
Mis à jour le lundi 1er décembre 2008
 
Publié le dimanche 30 novembre 2008 par Administrateur
Mis à jour le lundi 21 décembre 2009
 
Publié le lundi 1er décembre 2008 par Administrateur
Mis à jour le jeudi 4 décembre 2008
 
Publié le mardi 2 décembre 2008 par Administrateur
 
Publié le jeudi 4 décembre 2008 par Administrateur
 
Publié le mardi 30 décembre 2008 par Administrateur
Mis à jour le lundi 5 janvier 2009
 
Publié le lundi 8 mars 2010 par Administrateur
 
Publié le vendredi 30 octobre 2009 par Administrateur
 
Publié le mercredi 6 mai 2009 par Administrateur
 
Accueil     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter