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mercredi 8 septembre 2010
 
Les valeurs de FJN

 

La haine de l’autre (soi) chez les juifs et chez les noirs...
Par Guershon Nduwa

 

La haine de l’autre (soi) chez les juifs et chez les noirs, cas des antisémites noirs et des juifs racistes
D’où provient cette haine ?
Certaines épreuves douloureuses de la vie, notamment celles liées à l’être, ont blessé violement et pour longtemps le noir ou le juif. Ces blessures sont autant de deuils que ce dernier devra effectuer pour ne plus en souffrir et pour éviter, plus tard, les conduites auto-destructrices : deuil de ne pas être blanc ou non-juif– deuil de ne pas avoir ou de ne pas avoir eu ce qu’on eu les autres correspondant à l’idéal, deuil d’être né différent ect.....
Faire le deuil, rappelons-le, c’est accepter l’inéluctable, c’est accepter la frustration et la souffrance de ne pas avoir été comblé par la vie qui n’a pas été en mesure de nous apporter ce que nous désirions.
Le noir ou le juif souffrant se juge donc différent et se déprécie ou déprécie l’autre. Les souffrances vécues par lui ne sont pas vécues comme des épreuves inhérentes à toute vie, mais comme une punition contre lui qui est mauvais et qui mérite ce qui lui est arrivé.
C’est la combinaison de ce sentiment de ces blessures narcissiques qui en découlent, qui fait le lit de la haine de l’autre (soi).
Le noir ou le juif en soi qui n’a pas eu la possibilité de faire ses deuils, devient un adulte haineux, souffrant et infantile. Ne s’acceptant pas, il accepte d’être un autre (un antisémite, un raciste) et c’est ainsi qu’il se retrouve seul, isolé par l’incompréhension et la haine, dans l’incapacité d’assumer la vie réelle et les épreuves de leur vie d’adulte.

On le voit, le juif ou noir haineux pathologique n’est donc, ni plus ni moins, un noir ou un juif souffrant et pétri de rancoeur contre lui-même et contre la vie. Alors ? D’abord soigner le noir ou le juif qui est en soi, apprendre à l’accepter, à l’aimer.....apprendre à s’aimer...pour accepter l’autre, tous les autres.....
Ne jamais oublier que savoir c’est comprendre, comprendre c’est accepter une réalité, accepter c’est aimer...

-Cas du Camerounais et de l’Israëlien

Il est évident que la haine qu’ils ’inspirent à leurs communautés, non seulement les empêche de bien comprendre ce que nous voulons dire (ils lisent à travers le prisme de leur haine), mais elle le fait se comporter, non pas comme des personnes adultes et responsables, mais comme de simples enfants têtus et agressifs.
Nous ne pouvons que leur souhaiter de pouvoir dépasser cette haine qui les porte et de prendre soin d’eux.
La haine de soi comme sentiment violent qui pousse à ne pas s’accepter tel quel, sans être un concept métapsychologique, la haine de soi est au cœur de la métapsychologie. Non seulement elle s’accouple ou s’oppose à l’amour, peut devenir passionnelle, ou se présenter comme négatif de l’éthique. Paranoïa et mélancolie donnent à voir les figures les plus saisissantes de haine de l’autre ou de haine de soi.

Vivre dans la haine de l’autre ou dans son exclusion est contaminant, participe à la déshumanisation du raciste, mais va bien au-delà, car c’est toute la société qui se retrouve viciée, gangrenée. L’Homme étant capable de remords doit en permanence trouver des justifications morales à son attitude « discriminatoire » en réduisant l’autre à une chose, à un animal, à un étranger à soi, le dévaloriser en le nommant racaille, voyou, voleur, vermine afin de se conforter dans son humanité. Il est pleinement humain et l’autre est dénié de son humanité, déchu de cette condition, ce pour maintenir ce semblant de normalité dans sa société, qui est parcourue de tensions, de révoltes, c’est une société qui tendra à devenir insécure et violente. 

L’antisémite noir et le raciste juif baignent dans le tragique dans son espace intime : la haine, le ressentiment, la colère, la frustration, altèrent progressivement son équilibre mental et se repense au travers du regard de l’autre, au travers du regard de celui dont il se voulait être. En fait, il se pille de l’intérieur, ce qui conduit inévitablement à une déstructuration de soi

 

 
 
Publié le mercredi 6 janvier 2010

 
 
 
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