Haïti : le savoir-faire israélien est le bienvenu
Le déploiement d’unités d’intervention rapide médicales, d’aide et de soutien de l’armée israélienne (commandement du front intérieur), mais aussi d’équipes de la police scientifique dans la recherche et l’identification des victimes du tremblement de terre sous les décombres de ce qu’il reste d’Haïti, a permis à l’Etat hébreu de faire la démonstration de ses aptitudes à faire front aux situations les plus catastrophiques et d’y apporter des solutions urgentes. Il a rappelé sa vocation universelle, fondé sur une éthique ancestrale d’aide envers son prochain affligé. Incidemment, il a constitué un modèle d’efficacité à mettre à disposition des populations accablées, en apportant l’hôpital de campagne et le matériel chirurgical, permettant aux autres équipes internationales de se tourner vers lui pour les opérations les plus dramatiques, tout en poursuivant les fouilles sous les bâtisses effondrées. Cet effort consenti au plus haut niveau, dès les premières heures du drame haïtien, s’est soldé par des appréciations enthousiastes, de la part des Haïtiens, premiers concernés, autant que des partenaires du corps expéditionnaire de sauvetage, qui mettent du baume au cœur des responsables et des membres d’une armée, sous le feu ininterrompu des clichés médiatiques les plus éculés, visant à sa diabolisation constante et à la judiciarisation de ses moindres faits et gestes.
De même, ce sont l’ONU et les Etats-Unis, les mêmes avec lesquels se posent des problèmes diplomatiques de long ou plus court terme, qui ont fait appel à Israël pour qu’il dépêche sur place une centaine de policiers chargés du maintien de la paix sociale, dans le cadre de la reconstruction des institutions haïtiennes, à cette heure, complètement pulvérisées et dépassées par l’ampleur des évènements. Incidemment, notons que ce rôle requis et acquitté avec un haut degré de performances, permet à Israël de sortir de l’enfermement dans les perceptions d’un conflit régional sans vraies perspectives de moyen terme, d’une imagerie préfabriquée et entretenue depuis des décennies, à propos de sa puissance militaire et de sa supériorité technique conduisant, nécessairement, à « l’injustice ». Elle s’avère, sur d’autres théâtres d’opération, offrir les meilleures garanties et les bienfaits directs qu’on vient d’indiquer. N’en déplaise aux antisionistes convaincus qui n’ont de cesse de gonfler leurs rangs au moindre frémissement. Ce modèle d’intervention, très professionnalisé, peut-il avoir des incidences sur les conceptions que le monde se fait, quant à la résolution des conflits qui perdurent au Proche et Moyen-Orient ?
Il y a peu de temps, alors que les services de renseignement américains exposaient leurs failles les plus criantes, au sujet du vol mal contrôlé de la Nordwest Airlines au-dessus de Détroit, nombre d’experts du contre-terrorisme ont vanté les mérites des techniques de profilage individuel des services de sécurité israéliens au départ des aéroports. Il apparait que si celles-ci avaient été transférées correctement au personnel d’embarcation, jamais un tel incident ne se serait produit. De telles capacités de discernement, permettant d’identifier les éléments dangereux dans une foule de voyageurs, ne donnent-elles aucune indication sur la façon dont une armée saura se comporter, sur la base de renseignements dument collectés, face à une population indistincte au sein de laquelle se cachent des terroristes avérés ? Ou dans la maîtrise des risques, face à une file de voitures, à un check-point ou un barrage, à l’orée de Gaza ou de Judée-Samarie/Cisjordanie ?