L’année de crise mondiale s’est répercutée en Israël par une recrudescence des inégalités sociales, d’après un rapport annuel publié dimanche par le centre Adva, observateur indépendant des disparités sociales en Israël.
Après examen des salaires bruts de la population, ce rapport révèle que les 10 % des meilleurs revenus ont connu une augmentation significative en 2008. Les cadres de 25 entreprises cotées en bourse à Tel-Aviv ont joui d’importants bonus et d’augmentations de salaires. Le salaire moyen annuel d’un cadre a augmenté de 7 % l’an passé pour atteindre 9,35 millions de shekels, soit 779 000 shekels par mois - ce qui représente 95 fois le salaire moyen.
Baisse pour les femmes, les juifs noirs et les haredims
Au même moment, les femmes et les minorités ethniques ont souffert d’une baisse de leurs revenus l’an passé. Le salaire moyen des femmes l’an passé était de 6 077 shekels par mois, soit 63,1 % de ce que les hommes ont touché pendant la même période. Les femmes ont perçu 41,2 shekels de l’heure, soit 82,7 % du salaire horaire des hommes.
La proportion des ménages de classe moyenne - entre 75 % et 125 % du revenu moyen, d’après les critères d’Adva - a chuté de 27,1 % en 2008. Des inégalités sont également constatées entre les populations séfarades, ashkénazes et celles d’autres origines.
Le revenu mensuel moyen des salariés d’origine européenne ou nord-africaine a augmenté d’1 % alors que celui de personnes nées de parents d’Asie et d’Afrique a chuté de 6 %. C’est la première année que de telles différences sont constatées.