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jeudi 9 septembre 2010
 
Les dossiers accessibles au grand public

 

La Malédiction de Cham ou la malédiction de la dépendance...
Par Guershon Nduwa

 

La malédiction de la dépendance...

La Malédiction de Cham ou Malédiction de Canaan est un épisode biblique au cours duquel Cham est maudit pour avoir contemplé la nudité de son père Noé. (Genèse 9, 22-27 ) Et il se dit que les noirs seraient donc les déscendants de ce Cham (interprétations).

Les thèses les plus racistes à l’ègard des noirs se sont presque toujours appuyés sur cette légende pour soutenir leurs inepties.
Certains ( y compris les noirs eux meme ), sans etre forcément racistes, reprennent sporadiquement l’idée de la malédiction des "fils de Cham", "noircis par leur péchés" pour justifier les malheurs de l’afrique et des noirs en général, l’"infériorité" des Noirs depuis l’époque esclavagiste, en passant par la colonisation, jusqu’à nos jours. En fait, la bible possède généralement un nombre considérable de passages mêlant légendes ,faits divers , interprétations et réinterprétation puisque écrite ,traduite , retraduite , transformée et retransformée au fil des siècles. Difficile parfois de s’y retrouver. Ce livre sert à tout , aimer , haïr , faire de bonnes actions , faire la guerre. Il suffit de l’interpréter dans le sens que l’on veut.
Difficile de soustraire de l’esprit des idees preconcues de la sorte. Si on se réfèrent aux études de Cheikh Anta Diop, tous ces peuples sont noirs - tous - y compris Canaan - faut il accepter l’idee reprise plus tard par Gobineau, de la theorie des trois races incarnés dans ce chapitre ?? La torah nous parle de 70 nations et peuples , pas de trois races – ceci est plus qu’insensée, connaissons nous l’origines des mères des enfants des fils de Noe ? Dans ce paragraphes on presente Cham pere de Canaan avant de parler du drame : le fils a vu la nudité de son pere : qui signifie peut être en langage caché pour certain : que Cham a eu des rapports avec sa propre mère ? ! soit la femme de Noe et que le petit fils de Noah sera maudit par la faute de Cham- etc.... Pourquoi ce texte précise cette histoire ?

L’égyptologie africaine :

Ce courant est issu de la récupération et de l’usage polémiques des ouvrages du professeur sénégalais Cheik Anta Diop, et est largement répandu par des associations et auteurs militants.
Dans la diaspora noire en France, cette idéologie ne pouvait que plaire vu la passion des français pour l’Égypte des pharaons.
Les ouvrages de Diop qui alimentent ces idéologies sont principalement « l’afrique précoloniale et nations nègres et cultures ». Or, ce sont là des ouvrages d’une haute tenue scientifique : le professeur Diop y démontre que les principales dynasties égyptiennes sont d’origine négro-africaines. Scientifiquement, il est le premier à démontrer aux européens que de grandes civilisations brillaient sur le sol africain. Mais il manquait de souligner que ces civilisations ont été balayées par les envahisseurs venus d’Assyrie, d’Europe et d’ailleurs. Parallèlement, il existait d’autres royaumes sur le sol africain tels que le mali ou l’éthiopie.
La quête de Diop l’a mené automatiquement sur le chemin des hébreux qui séjournèrent en Égypte de Josef à Moise. Ici le professeur introduit les hypothèses tel que les sémites ont falsifié l’histoire par une série d’emprunts faits aux rites égyptiens( Dieu unique, bible, circoncision…) Bref, pour eux, les hébreux seraient avant tout des négro-africains et les juifs différents des afro seraient des faux.
Le Professeur Diop étant lui-même musulman, il n’a pas su se démarquer de sa culture d’enfance enfin d’aborder en historien averti une analyse objective. Il a ainsi manqué l’occasion de faire avancer les recherches. Ces idées inabouties ont créées une confusion regrettable au sein de ses disciples. Dommage car le professeur Diop aurait écrit une belle page de l’antiquité négro-africaine.
Nous n’avons aucun moyen de connaître la couleur de la peau des populations dont nous n’avons même pas de vestiges humains, de plus la Bible est un livre religieux, un livre auquel on peut croire mais il est totalement absurde de fonder sa compréhension du passé sur ce seul livre et d’ignorer tout ce que nous ont appris les sciences humaines. En parlant de science, regarde ce qui arrive au cerveau et aux capacités intellectuelles des gens qui mettent de côté le savoir pour la croyance exclusivement : les africanistes ont construit une partie de leurs délires sur le texte biblique alors que rien, absolument rien dans la Bible ne nous dire de quelle couleur aurait été le fils de Noé, Cham ! Ce sont les extrapolations racistes qui en ont fait l’ancêtre des noirs africains afin de légitimer l’esclavage...
Je pense que leur fixation est du à une crise d’inférioritée chez ces personnes. Ces derniers subissant le racisme et se sentant comme des êtres inférieurs, ont eu envi de croire qu’ils sont en réalité les meilleurs. Cela les amène à inversé les rôles et à devenir le blanc raciste qu’ils ont tant méprisé. Cela en devient pathétique. La plus belle illustration de ce genre d’hurluberlu est la lecture en l’envers de textes qui leur a poussé à propager les idées de supériorité de la "race noire". De toute manière, ils tiennent pas un seul discours contre une personne maîtrisant l’egypte antique puisque leurs cultures ne tient que sur quelques references remplient de désinformations pour développer une génération de raciste .La seule réponse est tout simplement le besoin d’y croire pour se sentir grandi et fort.

Il est évident que ce passage à servi la politique d’une période antérieure permettant une acceptation plus facile de l’esclavage (par exemple).
Il y aurait un racisme épistémologique à croire que la couleur de peau ne peut pas faire l’objet d’un questionnement, loin d’être le simple indicateur physiologique du taux de mélanine, elle pouvait être encodée par des appareils idéologiques et théologiques extrêmement complexes. De simple marqueur empirique, la couleur de la peau passe alors à l’état de symbole, de valeur ou de signifiant. Le Noir peut ainsi dénoter : la dégénérescence par rapport à un état hypothétique de pureté comme dans l’islam et l’oppression manifeste du système colonial européen comme dans l’analyse psychosociologique ou bien l’affirmation d’une nouvelle identité esthétique
S’ils donnent au Noir une universalité inédite, ces appareils théologiques et idéologiques opèrent, à leur tour, un certain nombre de masquages plus ou moins sophistiqués. Le premier d’entre eux - qui est de loin le plus théoriquement évident - est celui de la confusion entre Noir et malédiction. De cette confusion découle le refus d’accorder à l’Autre la valeur dont le Noir est une manifestation ou la capacité de penser, de réfléchir ou de théoriser. En contrepartie, ce dernier se voit conféré un certain nombre d’attributs empirico-symboliques marquant son appartenance au règne du biologique (traits simiesques, force physique, cannibalisme). Bien qu’elles soient de nature très diverse, les stratégies de masquage de l’identité Noire possèdent au moins deux choses en commun. En premier lieu, elles sont incapables de penser l’identité « réelle » du Noir (nous ferons l’hypothèse non essentialiste qu’une telle identité existe dans un sens que nous serons conduit à préciser). En second lieu, elles cristallisent en elles-mêmes cette incapacité, c’est-à-dire qu’elles en sont les symptômes ou les masques. Pour le dire autrement, ces stratégies forment autant de représentations fantasmatiques cachant une même impossibilité ou résistance à concevoir le Noir en lui-même. Sur la base de ce constat, il est possible de définir une façon inédite - de penser l’Autre en général et le Noir en particulier. Cette nouvelle perspective reposera sur les axiomes suivants dont nous ferons notre cadre de réflexion théorique :
Premièrement, il existe une identité réelle de l’Autre, celle-ci est radicalement immanente et indivisible. Ce qui veut dire qu’elle échappe à toute di-visibilité théologique par les catégories colorimétriques .
Deuxièmement, cette identité matérialise, à la lumière de son indivisibilité radicale, l’échec de la théologie à penser l’Autre sans toujours déjà le diviser à force de hiérarchie. Troisièmement, enfin, l’aveuglement idéologique à l’endroit du Noir peut faire l’objet d’une critique généralisée sans l’exclure du champs de penser universel. Une science qui aurait pour but de décrire, sans discrimination aucune, le dispositif au terme duquel le Noir est fantasmé. En outre, celle-ci devra reconnaître, au préalable, la consistance épistémologique de ce fantasme de façon à pouvoir en faire la description rigoureuse, tentant d’appréhender le Noir que sur son identité réelle et non plus comme animal, dégénéré, cannibale, sauvage, enfant, etc. C’est à dire l’homme échappant radicalement au regard discriminant de la théologie dans sa double dimension religieuse et éthique.

 
 
Publié le samedi 12 septembre 2009

 
 
 
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